lundi 14 février 2011

De Craig à Prevost à... aujourd’hui, plus ça change, plus c’est pareil

Un fragment de notre histoire, qui semble se dérouler aujourd’hui même
De Craig à Prevost à... aujourd’hui, plus ça change, plus c’est pareil
Extraits d’"Histoire Populaire du Québec Tome 2" de J. Lacoursière
Adam Richard
Tribune libre de Vigile
mercredi 9 février 2011      100 visites      2 messages


Histoire Populaire du Québec, Tome 2 De 1791 à 1841
(page 107)

Après une courte introduction, [le Gouverneur Général James] Craig enchaine à l’intention des membres le la Chambre d’assemblée [lors de l’annonce de la dissolution de la Chambre un an seulement après qu’elle fut formée par processus électoral] :

"Lorsque je je vous adressai au commencement de la session, je n’avais aucune raison de douter de votre modération ou de votre prudence, et je mis une pleine confiance en toutes les deux. J’attendais de vous que, guidés par ces principes, vous feriez un sacrifice généreux de toutes animosités personnelles et de tous mécontentements particuliers : que vous seriez d’une attention vigilante pour les intérêts de votre pays et d’une persévérance inébranlable à remplir vos devoirs publics avec zèle et promptitude. J’attendais de vous des efforts sincères pour affermir l’harmonie générale de la province et une soigneuse retenue sur tout ce qui pourrait avoir tendance à la troubler. J’ai cru que vous observeriez tous les égards qui sont dus, et par cela même indispensables, envers les autres branches de la Législature, et que vous coopéreriez avec promptitude et cordialité dans tout ce qui pourrait contribuer au bonheur et au bien-être de la colonie. [...] Je regrette d’avoir à ajouter que j’ai été trompé dans ces attentes et dans toutes les espérances sur lesquelles je me fondais. [...]
Vous avez consumé dans des débats infructueux,excités par des animosités particulières et personnelles, ou par des contestations frivoles sur des objets futiles de pure formalité, ce temps et ces talents auxquels dans l’enceinte de vos murs le public a un droit exclusif. Cet abus de vos fonctions, vous l’avez préféré aux devoirs élevés et importants auxquels vous êtes obligés envers votre souverain et vos constituants, et par là vous avez nécessairement été dans le cas de négliger des affaires d’importance et d’obligation qui vous étaient soumises, tandis qu’en même temps vous avez en effet empêché l’introduction de telles autres qui ont pu être en contemplation. S’il fallait d’autres preuves de cet abus de votre temps, je viens d’en donner, en ce que je n’ai eu occasion d’exercer la prérogative royale que sur cinq bills seulement, après une session de pareil nombre de semaines, et de ces cinq bills, trois étaient purement des renouvellements d’actes annuels auxquels vous étiez engagés et qui n’exigeaient aucune discussion. [...]

Une violence si peu mesurée a été manifestée dans tous vos procédés, et vous avez montré un défaut si prolongé et si peu respectueux envers les autres branches de la Législature, que, quelles que puissent être la modération et l’indulgence exercées de leur part, on a peu de droit de s’attendre à une bonne intelligence générale, à moins que d’avoir recours à une nouvelle assemblée. [...]

Je donnerai les ordres nécessaires pour convoquer le nouveau Parlement provincial aussitôt que les circonstances le permettront sans inconvénient et n’ayant d’autre objet, comme je me sens assuré que nul autre ne pourra m’être attribué, que de maintenir les vrais principes de l’heureuse et libre constitution de la province et d’employer le pouvoir que Sa Majesté m’a confié vers le seul but pour lequel je l’ai reçu, le bien-être de ses sujets, j’ai une entière confiance dans les électeurs auxquels j’aurai recours, me persuadant que par un choix de représentants convenables de nouveaux inconvénients pourront être prévenus et que les intérêts de la colonie seront mis en considération dans la prochaine session avec moins d’interruption et de plus heureux effets."



- Gouverneur Général de l’Amérique du Nord Britannique James Henry Craig - 15 mai 1809 http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Henry_Craig

(page 165)
Du pareil au même

Les writs d’élections, c’-est-à-dire les résultats de votes, doivent parvenir à Québec avant le 15 mai 1814. Les élections se déroulent sans accrochages majeurs. Quinze anglophones sont élus, mais la composition de la Chambre varie peu.

"Les membres canadiens élus pour siéger dans la présente Chambre", affirme [le Gouverneur Général George] Prevost le 4 septembre 1814, "sont pour la majeure partie les mêmes personnes qui composaient la dernière Assemblée et il est très probable que ce soient les mêmes encore qui dirigeront. Les chefs sont, pour la plupart, des avocats qui, il me semble, cherchent seulement l’occasion de se distinguer comme champions du public en vue de se créer de la popularité et qui s’efforcent d’acquérir de l’importance aux yeux du gouvernement dans l’intention d’en obtenir un emploi. Quelques-uns ont rempli des charges que je leur ai moi-même confiées, et j’ai raison de croire que tous consentiraient à vendre leurs services s’il était nécessaire de les acheter. Plusieurs des représentants anglais les plus respectables de la dernière Chambre [...] ont refusé de devenir membres de nouveau. [...]" 

- Gouverneur Général du Canada George Prevost - 4 septembre 1814 http://fr.wikipedia.org/wiki/George...

Que diraient ces hommes du gouvernement Charest aujourd’hui ?

Probablement la même chose, à quelques mots près.

Adam Richard

Monsieur Adam, je ne doute point de vos bonnes intentions, mais j’estime que vous vous fourvoyez cavalièrement,lorsque vous tentez ainsi dans votre article de faire une analogie entre le gouvernement Charest qui sévit actuellement dans notre Assemblée nationale et les gouvernements majoritaires canadiens qui siégeaient à l’Assembée législative du Bas-Canada à l’époque des gouverneurs généraux Craig et Prévost.

Lorsque Craig et Prévost s’en prennent de la sorte aux dits parlementaires du gouvernement, ce n’est pas à leurs travaux, assiduité ou honnêteté qu’ils s’en prennent mais plutôt au fait que ces derniers se braquent de plus en plus face à l’autorité britannique, que ces gouverneurs représentent, qui fait peu de cas de la volonté populaire telle que représentée par les bons offices de ces par- alementaires qui sont tannés de voir leurs décisions et actions parlementaires être contrecarrées par l’autorité coloniale et ses instances.

Il faut se rappeler qu’à l’époque des dits gouverneurs généraux, le pouvoir politique, en vertu de l’Acte constitutionnel de 1791, s’exerce, au Bas-Canada, à travers ce qui suit : 1) Une Chambre basse, appelée Assemblée législative, dont les membres sont élus, savoir 50 élus. 2)Un Conseil législatif, dont les membres , au minimum de 17, sont nommés par le Gouverneur général et lesquels ont le pouvoir de contrer les lois votés par l’Assemblée législative. 3)Un Conseil exécutif(depuis 1792), dont les membres sont aussi nommés par le gouverneur général et dont le mandat est de le conseiller et de l’assister. À cela , il faut ajouter le pouvoir du gouverneur général de désavouer toute loi de l’assemblée législative :’’ Dans un tel contexte,le gouverneur général disposait d’un droit absolu, pouvant opposer sans restriction un droit de veto aux lois adoptées par l’Assemblée législative. Quant aux Conseils législatif et exécutif, ils pouvaient disposer de budgets et contrôler les dépenses du gouvernement sans rendre de compte aux élus. De ce fait, le rôle de ces Conseils consiatait à rendre les lois adoptées par l’Assemblée législative compatibles avec les intérêts britanniques et en général avec ceux des marchands anglais, notamment au Bas-Canada.’’ (Dernière citation tirée du site de L’aménagement linguistique au Canada, dans ’’Histoire linguistique au Canada’’, chapitre ’’Les débuts difficiles de la dualité linguistique’’, sous-chapitre ’’L’Acte constitutionnel de 1791’’) :

http://www.salic-slmc.ca

C’est contre un tel contexte de dépendance et de revision sinon de soumission que les parlementaires de la majorité canadienne ont essayé de se déprendre depuis 1791-92. Quand les gouverneurs Craig et Prévost ont fait les remarques, que vous rapportez, c’est alors que la lutte de ces parlementaires a atteint son paroxysme, alors que Pierre Bédard et ses compagnons ont créé en 1806 le journal ’’Le Canadien’’ pour répondre aux attaques du journal anglais ’’Le Mercury’’ et pour soutenir leurs actions auprès du peuple, ne ménageant pas les autorités britanniques et leurs complices anglophones de Montréal et de Québec.

Et oui que diraient donc ces gouverneurs généraux Craig et Prévost du gouvernement Charest actuel ? Rien de mal, croyez-moi. Au contraire rien que du bien. C’est comme cela qu’ils s auraient aimé les canadiens de l’époque, savoir soumis et mangeant dans leurs mains comme des petits oiseaux qu’on fait venir près de soi en les attirant avec des graines. Croyez-moi, ils n’auraient eu que des éloges pour ce gouvernement plus dévoué à la minorité anglaise du Québec qu’à sa majorité francophone et d’ailleurs élu principalement grâce au vote presque monolithique de la dite minorité.

En terminant, autre petite précision sur ce gouverneur Craig : Insatisfait en 1808 que les canadiens aient reporté au pouvoir presque l’ensemble des députés de la majorité canadienne qui avaient braqué l’autorité britannique dans le précédent gouvernement, le 15 mai 1809, il utilise son pouvoir de décider de nouvelles élections en prorogeant la session et en décrète de nouvelles, et c’est justement à cette occasion que sont prononcés ces propos qui sont rapportés à la page 107 du volume 2 de L’histoire populaire du Québec de Jacques Lacoursière. Ces nouvelles élections qui ont lieu le 23 novembre 2009 donne un résultat semblable aux précédentes, rapportant aux pouvoirs presque tous les mêmes députés canadiens qui braquaient l’autorité britannique. Craig ne le prend toujours pas et le 26 février 1810, il proroge à nouveau la session et décrète encore une fois de nouvelles élections qui auront lieu au cours de l’année 1810, la votation se faisant sur plusieurs jours. Pour tenter d’influencer le vote, Craig émet une proclamation dont il convaint moseigneur Plessis d’ordonner à ses curés de faire lecture à ses paroissiens. Ne négligeant rien, il fera également fermer le journal ’’Le Canadien , saisir ses équipements et emprisonner ses dirigeants sous prétexte de sédition et fera en sorte au surplus que quelques députés soient emprisonnés pour trahison. Peine perdue ! Puisque 42 députés canadiens seront élus, dont 32 du parlement précédent et dont tous les députés qui avaient été arrêtés ; seulement 9 députés anglophones seront élus.

En ce qui me concerne, la majorité des députés canadiens qu’ont rabroués les gouverneurs Craig et Prévost sont des patriotes et des héros , précurseurs des patriotres de 1837-1838, qui ont continué leur combat : Aucunement comparables, d’aucune façon à ceux du gouvernement Charest !

Gaston Boivin 

M. Boivin,
Tout d’abord, je vous remercie de vos précisions historiques. Sachez bien que j’étais conscient de l’aspect controversé derrière cet article. J’ai d’ailleurs omis la dernière phrase de Prevost telle que citée dans le livre de M. Lacoursière justement parce que peu à propos avec mon propre propos.

J’avoue d’ailleurs humblement avoir lu ces passages il y a environ une dizaine d’années, époque où je me suis embourbé dans la lecture de ce livre tellement notre "Histoire" y est moins passionnante dans ce Tome comparé au premier, que j’avais dévoré assez rapidement. Il faudrait d’ailleurs que je m’y remette, afin de me rendre jusqu’à la fin du Tome 4. Ceci pour dire que jamais je n’aurais su commenté aussi bien que vous les détails politiques entourant cette période précise, dont j’étais bien conscient au moment de publier qu’elle précédait d’une trentaine d’années la rébellion de 1837-1838.

Cependant, ce qui était toujours frais à ma mémoire encore aujourd’hui, c’était à quel point j’avais trouvé que les propos presque mot-à-mot de Craig, une fois tirés hors de leur contexte, pouvaient s’appliquer à notre politique d’alors sous gouvernement péquiste, et encore de nos jours sous gouvernement libéral ; au point tel qu’il nous en vient presque à désirer le retour d’un système politique tel qu’il était conçu à l’époque coloniale, avec un Gouverneur Général capable de foutre les incompétents à la porte même s’ils n’en sont seulement qu’à une année de mandat. Avouez qu’avec Charest, c’est presque tentant. Je suis tombé "par hasard" sur les mots de Prevost alors que je cherchais le texte de Craig, que j’avais marqué la page à l’époque. J’ai trouvé que Prevost complémentait bien Craig dans ma démarche.

Ce que je trouve particulièrement ironique de souligner ici, et c’est surtout là le but de cette démarche, c’est que ces mots qui sonnent si justes à la lumière des gouvernements actuels nous proviennent justement de la bouche même de notre adversaire colonial.

Et c’est là un luxe que je trouve qu’il serait bête de se priver.

Bien à vous,

Adam Richard

Le Président (Fr. 1960) - Un film majestueux et leçon magistrale de politique

Avec Jean Gabin & Bernard Blier basé sur un roman de George Simenon
Le Président (Fr. 1960) - Un film majestueux et leçon magistrale de politique
Actuel plus que jamais, un film à voir - À quand un "remake" Québécois ?
Adam Richard
Tribune libre de Vigile
mardi 8 février 2011      124 visites      3 messages


Un film qui m’est revenu sous les yeux aujourd’hui, que j’ai regardé il y a quelques mois. J’ai tout de suite pensé le diffuser sur Vigile.Net, mais j’ai préféré le regarder à nouveau avant de le faire, ne serait-ce que pour en confirmer mes premières impressions.

Et confirmées elles-le furent.

À titre d’amuse-gueules, en voici un court extrait, une scène de 11:42 qui, à elle seule, nous ferais presque penser à une sorte de Jacques Parizeau en train d’énumérer une liste de liens d’intérêts privés avec les représentants de la chambre qui aurait pu être rédigée par Patrick Bourgeois lui-même, et ce-faisant, pourfendant un parti Libéral mené par un Jean-Charest chauve et drabe comme le maire Gérald Tremblay, personnifié ici par l’excellent Bernard Blier.

Petite leçon d’Europe par Jean Gabin dans "Le président"
Le président
Un film de Henri Verneuil
Avec Jean Gabin, Bernard Blier et Renée Faure.
Titre original : Le président
(France)
Année : 1960
Durée : 1h50min
"Agé de 73 ans, l’ex président français Emile Beaufort joue toujours un rôle central dans la vie politique du pays. La rédaction de ses mémoires lui permet de revenir sur son parcours et d’évoquer ses relations avec Philippe Chamalont, sur le point de devenir président du conseil."



J’ajouterai à ce bref résumé que si cette scène était une "petite leçon d’Europe", le film dans son ensemble, lui, est une oeuvre digne des plus grands classiques en ce sens que non seulement ils résiste au temps, mais demeure criant d’actualité à l’échelle mondiale. Cours magistral de politique du début à la fin, aucun mot, aucun geste, aucune image n’est surperflue.

Comme le disent nos voisins anglophones, c’est un "must-see" pour quiconque s’intéresse un tant sans peu à la chose politique, à l’exercice du pouvoir, au bien commun et à l’application de la politique dans le carcan des systèmes actuels.

Le film complet peut être visionné entièrement gratuitement sur Daily Motion

Bon visionnement, et bonnes réflexions géopolitiques.

Adam Richard

dimanche 6 février 2011

Démocratie v2.0 : Du choc des idées nait le dialogue, du dialigue nait le débat

Discussion sur l’application en pratique de Démocratie 2.0 : Échangeur Turcot
Du choc des idées nait le dialogue, du dialogue nait le débat
Lunatiques vs Lucides : Lunatiques absurdes du Québec, unissez-vous !
Adam Richard
Tribune libre de Vigile
vendredi 4 février 2011      121 visites      2 messages


(Reprise de commentaires publiés sur Vigile.net suite à l’article http://www.vigile.net/Pour-mettre-f... de Rhéal Mathieu.)
Monsieur Richard,

Je suis désolé de vous avoir offensé. J’ai utilisé le mot "lunatique" dans un des sens donnés par mon Petit Robert Quotidien, c’est-à-dire, déconcertant.

Je viens de voir qu’à l’origine, ça voulait aussi dire "fou périodiquement". Toute mes excuses. Vous n’êtes certainement pas fou périodiquement.

Si j’ai bien compris votre projet, tous les citoyens auraient droit de vote par Internet, sur tout et tout le temps. Un espèce de gros Vigile, sans modérateur.

Je persiste à penser que c’est absurde. Je ne vois pas comment on pourrait gouverner un pays de cette façon. Un exemple : simplement de décider de quoi aura l’air l’échangeur Turcot...

Pour revenir au sujet principal, je tiens à vous assurer que ma démarche et celle du PQ sont tout à fait différentes. Je suis partisan de FAIRE TOMBER LE GOUVERNEMENT CHAREST tandis que le PQ est plutôt en faveur de le battre aux prochaines élections. Ça n’a rien à voir. Par contre, je suis d’accord avec le PQ pour prendre le contrôle de l’assurance-emploi. Si vous n’êtes pas d’accord avec ça, vous devriez dire pourquoi ?

Enfin, bonne chance dans votre projet.

Rhéal Mathieu.

PS Est-ce qu’on peut savoir qui, de votre liste d’invités, a confirmé sa présence ? Et aussi, j’avoue que je suis un peu froissé de ne pas avoir été invité nommément.

M. Mathieu,

Vos excuses sont acceptées. Sachez que si nous devions débattre de la définition du mot "lunatique", la plus commune qui me vient à l’esprit est "qui est dans la lune", donc pas tout à fait "ici" avec le reste d’entre nous.

Ceci étant dit, soyez assuré que nous poursuivons au moins un but commun, celui de faire tomber le gouvernement Charest.

Cependant, et ceci peut être influencé par mes heures passées à jouer à des jeux de simulation informatique tels que Civilization II, III, IV et SimCity, pour ne nommer que ceux-là, j’ai développé une tendance à orienter ma pensée de manière stratégique et à long terme. Mon sens du bien commun et mon expertise professionnelle ont fait le reste pour développer l’idée que j’amène publiquement aujourd’hui, mais sur laquelle je médite depuis presque 10 ans. Donc, bien que ma démarche initiale ait pu être un peu improvisée, n’ayez crainte que la réflexion derrière, elle, ne l’est pas.

Ceci étant dit, ce que je constate, c’est qu’au-delà des abus actuels du gouvernement Charest, c’est tout le système actuel qui est défaillant. Il ne répond tout simplement plus aux aspirations du peuple. Prenons par exemple les gaz de schiste. Une grande partie de la population est contre, et pourtant le PQ n’en fait pas un élément central de son discours. Donc, ça voudrait dire qu’on pourrait se retrouver dans une situation dans le genre on sort Charest pour le remplacer par Marois, pour ensuite recommencer les protestations contre Marois quelques mois plus tard parce qu’on va se rendre compte que finalement, Pauline, elle trouve pas ça "si pire que ça", les gaz de schiste ? Et pendant ce temps-là, que se passera-t-il ?

On va driller ! Pis on va driller en masse avec Lulu aux commandes ! Vite, avant que le monde se réveille... encore...

Sur la question des points d’impôts, c’est sûr qu’à la base, l’idée semble bénéfique pour le Québec. Mais encore là, ce n’est qu’un infime fragment de ce qui fut autrefois le projet de ce parti, et que sur la seule base que les impôts fédéral sont inconstitutionnels ET que le Québec n’a jamais signé la constitution actuelle, le PQ aurait dû rapatrier ces impôts il y a au moins 25 ans de cela.

Un autre exemple récent de cette édulcoration du PQ est leur intention d’imposer la Loi 101 dans les Cégeps. Quand j’ai vu ça, les bras m’en sont tombé ! Ne devraient-ils pas, au strict minimum, vouloir "imposer" ou à tout le moins renforcer la Loi 101, point ? Pourquoi juste les Cégeps ? Est-ce là un autre exemple de la "souveraineté à la pièce" de Marois ? J’espère que tu réalises qu’à ce rythme là, la souveraineté, c’est pas pour demain. Je te rappelle qu’au départ, ce parti n’a été créé que pour une seule et unique raison, réaliser la souveraineté du Québec, pas de gouverner une province. Pourtant, présentement le PQ ne cesse de se distancer de ce pourquoi il a été créé tout en nous disant vouloir faire le contraire.

Il vient un temps où il faut juger les personnes, et surtout les politiciens, sur leurs actes, et non leurs paroles.
À mon humble avis, sur une base très personnelle, si le PQ voulait VRAIMENT faire la souveraineté et/ou l’indépendance du Québec, il serait sur toute les tribunes possibles avec tambours et trompettes à proclamer haut et fort qu’avec un Québec souverain, il y aurait un moratoire immédiat sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste, fin du free mining act, nationalisation des ressources naturelles, rapatriement des taxes et impôts d’Ottawa, imposition de douanes pour l’utilisation du fleuve St-Laurent pour la navigation commerciale, rétablissement de la Loi 101, enquête publique sur la corruption dans l’appareil d’état, la construction et le crime organisé, avec à la clé un référendum dans les plus brefs délais dès le premier mandat si ça lui en prend absolument un. Avec ça, si elle score pas avec 60-65% des votes au moins, alors c’est que je suis peut-être lunatique après tout.

D’ailleurs, puisque Lucien Bouchard proclame si haut et fort qu’il est "Lucide", alors oui, j’aime peut-être mieux être étiqueté de "Lunatique", finalement.

D’ailleurs, vu sous cet angle, plus je regarde mon petit slogan plus haut, et plus je commence à l’aimer. ;-)
Cependant, je ne désire pas perdre mes énergies à débattre des bienfaits ou non des positions du PQ. Comme je vous disais, j’en suis venu à l’intime conviction qu’au-delà de n’importe quel parti, même le mieux intentionné, c’est le système même qu’il faut changer. Même si la personne au pouvoir est incorruptible, si elle ne rencontre pas les intérêts des puissants (actuellement) de ce monde, alors il est tout simplement renversé, ou même assassiné. Et il ne faut pas se croire à l’abri de çà au Québec. Alors j’ai également pris ces choses en considération en élaborant mon projet. La nature purement distribuée d’Internet a été riche d’enseignements en cette matière, à bien des niveaux.

Quand vous dites "tous les citoyens auraient droit de vote par Internet, sur tout et tout le temps", c’est effectivement la formule mot pour mot que j’utilise pour faire court. Sauf que le vote peut ou ne pas être sur Internet, mais peut définitivement être informatisé sous une forme ou sous une autre. Je vous invite à retourner lire mon message sur le Forum du Printemps pour les derniers commentaires, où j’évoque déjà quelques considération techniques à prendre en compte en terme de sécurité et d’intégrité du vote. Les commentaires du débat public eux, par contre, pourraient facilement être dotés de boutons du style "J’aime" et "J’aime pas" pour montrer le support à tel ou tel argument apporté sans avoir à rajouter d’interminable et inutiles "Je suis d’accord avec vous M. Machinchose", "Vous avez raison" ou "Je persiste à penser le contraire" qui ne feraient qu’alourdir le système. Ce genre de système reviendrait presque à un système de sondage dynamique à temps réel, basé sur des échantillons pas mal plus fiables que les sondages actuels.

Cependant, quand vous dites "Un espèce de gros Vigile, sans modérateur", vous ratez la cible.

La teneur des débats qui s’y tiendrait pourrait être de la même teneur que ceux sur Vigile, sauf que la question nationale sera réglée une fois pour toute et l’on pourra se concentrer sur ce qui importe vraiment, les "choses de la Cité" comme le disait les Grecs, bref les fondement même de la chose politique. Et pour s’assurer que le tout se déroule rondement, il faut bien évidemment des modérateurs. La seule modération concernerait les propos insultants, injuriants, dénigrants ou carrément non-constructifs, afin non pas de censurer quoi que ce soit, mais bien de ne retenir que la "substantifique moëlle" de l’argumentaire apporté, pour reprendre mon expression. Ceci afin de s’assurer que les débats demeurent dans le domaine du rationnel et ne tombe pas dans l’émotif, où les choses peuvent rapidement s’envenimer dans le cas d’opinions opposées sur certains sujets sensibles.

Si on prend le cas de votre article original, seuls les mots "absurde de deux lunatiques" auraient été modérés, et auraient pu être directement remplacés par le simple mot "personnes" par le modérateur avant publication, et le tour est joué si on prend ce cas précis en exemple. Votre article n’est pas tronqué de son contenu primordial, vous n’avez pas à le re-soumettre après l’avoir corrigé vous même (à moins que le message ne contienne vraiment rien de constructif, ou est purement haineux), et personne ne se trouve offensé par vos propos malgré votre prise de position différente de la mienne.

Si certaines personnes trouvent ce cadre de débats trop restrictif, il ne faut pas oublier qu’il reste encore le reste de l’Internet pour s’exprimer plus librement, et même se crier des bêtises si ça nous chante.

Quant à savoir si ça "ressemblerait" à Vigile.net ? Hmmmm... Je dirais que je pensais plutôt à un portail qui pourrait ressembler à quelque chose comme ceci : http://forum.gouvernement.qc.ca/ind...
Ta-daaaaa !!! Et oui amis citoyens, imaginez-vous donc qu’un tel forum citoyen gouvernemental existe déjà ! Le gouvernement s’est bien gardé de le crier sur les toits. C’est pas comme un certain Bonhomme Bleu. Je vous raconte même pas à quel point ce fut le pur fruit du hasard qui a fait que je suis tombé sur ce site. Merci Google !

La procédure démocratique elle-même pourrait se dérouler selon un protocole ressemblant à ceci : http://www.portail-bas-st-laurent.ca/quebecvote/SoumettreProposition.htm

Si on prend un exemple concret, comme celui que vous apportez avec l’échangeur Turcot.

Et juste pour le plaisir, regardons le processus depuis le tout début.

Un bon jour, un simple citoyen ou un ingénieur du Ministère des Transports (qui est également citoyen, donc c’est pas important si il travaille au ministère ; cela peut lui conférer cependant une crédibilité supplémentaire) constate que franchement, l’échangeur Turcot commence à faire vraiment dur et qu’il ne répond plus aux besoins d’aujourd’hui. Il en parle à quelques personnes, qui pensent comme lui. Il parle du sujet sur des sites internet, il reçoit le même son de cloche. Il se dit, "bon ben j’pense que chus pas trop dans le champs. M’en va faire une proposition pour faire réparer ou complètement refaire l’échangeur Turcot".
Il procède, et le sujet fait maintenant partie du débat public officiel à l’ordre du jour. Si l’échangeur Turcot fait vraiment dur, la proposition passe, haut la main. Si une majorité pense qu’on peut encore en tirer 15-20 ans, just too bad, la majorité a parlé. Rien ne l’empêche de ré-essayer plus tard, lui ou un autre, surtout si l’échangeur se met à perdre des gros morceaux.

Donc, disons que la proposition est passée. On pourrait même dire que la proposition est passée, avec un sous-vote sur la question de savoir si il faut réparer ou tout simplement reconstruire, tout dépendamment de l’état dans lequel se trouve cet échangeur Turcot virtuel. On pourrait tout aussi bien être en train de parler du Stade Olympique et/ou de son toit ici.

Donc, la proposition est passée, et il faut tout reconstruire.

OK, mais reconstruire quoi à la place ?

Encore une fois, le débat public va prendre place de la façon la plus naturelle qui soit, des gens qui se parlent entre eux, émettant des opinions diverses et parfois même contradictoires sur les qualités que devrait avoir ce nouvel échangeur Turcot, au sein et hors de cet espace public officiel.

Des échéanciers pour la présentation de devis est établie, et ceux parmi la population qui ont les compétences de concevoir un tel projet, principalement des ingénieurs, se nourrissent de ce débat public pour s’en inspirer dans la conception de leur projet. Une analyse des coûts pour chaque projet est effectuée, et ensuite chaque projet est présenté simultanément au peuple, sur une belle présentation sur page web, avec toutes les informations pertinentes à l’appui, par exemple. Ou un autre format électronique fournit comme alternative (genre fichier .pdf). Ainsi, chacun est à même d’apprécier les qualités et défauts de chaque projet, et de discuter entre eux de la pertinence de tel ou tel projet au-dessus d’un tel autre, et non plus basé sur de seuls critères arbitraires comme le coût. Ensuite, dans les délais prévus dans les échéanciers démocratiques, les projets sont dans leur ensemble soumis au vote. Si au départ il y a par exemple 15 projets différents d’échangeurs Turcots, et que 9 d’entre eux passent le vote au dessus d’un certain seuil, et bien on passe tout simplement à un second tour de vote avec ces 9 projets, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un seul projet soit retenu. Je crois qu’il serait même important d’ajouter, du moins pour le premier tour, une option "Aucun de ces choix", et si c’est cette option qui gagne, alors on retourne aux planches à dessin pour tenter de faire mieux et on recommence le processus à cette étape.

Ensuite, une fois qu’une décision est finalement prise, on le construit, le maudit échangeur Turcot, pis on arrête le zigounage !

Autre exemple où une telle méthode aurait été plus efficace (et surtout plus rapide) que dans le système actuel : le CHUM.

Pour le budget, j’aimerais avoir accès aux budgets de l’état à travers des états financiers tri-dimensionnels à travers une structure d’hyperliens. Sans être en temps réel, ils pourraient être mis à jour de manière mensuelle, par exemple.

Je m’explique. Disons que je regarde le budget de l’état à sa plus simple expression. Dans une colonne, les revenus de l’état, et dans l’autre les dépenses. Admettons que dans la colonne des dépenses, je clique sur la ligne correspondant au système de santé. Pouf ! Et voilà la page du budget de la santé, dans ses plus gros détails : personnel, entretien immobilier, fournitures, médicaments, etc... Et là, disons par exemple avec des chiffres fictifs, que je réalise que sur les 60 milliards que coute le système de santé dans son ensemble, près de 30 milliards est entièrement consacré à l’achat de médicaments de marques commerciales, alors que je sais très bien qu’il se trouve les mêmes médicaments en version générique qui revient à environ seulement 10% du coût d’achat des médicaments actuels. Je réalise à quel point c’est un gaspillage d’argent énorme, et je lance immédiatement une proposition à cet effet.

Maintenant, toujours sur la page de la santé, disons que je clique sur la ligne Personnel. Là, je peux voir quelles parts du budget sont allouées à chaque catégorie de personnel dans le système de la santé : généralistes, spécialistes, infirmières, ambulanciers, personnel de soutien, cadres, etc... Disons que je trouve qu’il y a trop de cadres par rapport au nombre d’employé dans le personnel soignant, on peut faire une proposition là-dessus.

Maintenant, pendant que nous sommes toujours sur la page du budget du personnel de la santé, disons qu’au lieu de voir les coûts répartis selon le type d’emploi, on clique sur l’onglet pour voir la répartition par lieu géographique (par région et par localité), et qu’ensuite on transpose ces données budgétaires avec des données démographiques, on est à même de constater par nous même si il y a des disproportions en terme de dépenses allouées au personnel médical dans certains endroits par rapport à la taille de la population desservie. Dans certains cas, des disproportions pourraient être justifiables, comme par exemple un centre de cardiologie est susceptible d’employer plus de cardiologues qu’un hôpital normal, et cette réalité se reflèterait dans les budgets, tout simplement. Dans d’autres cas, cela pourrait permettre de mieux identifier là où il y a une pénurie plus sensible qu’ailleurs ; il serait alors possible d’envisager des mesures pour pallier à la situation.
Maintenant, toujours sur cette page, je clique sur une localité, et ensuite sur un établissement hospitalier en particulier. Et là je retrouve le budget complet de cet établissement dans ses moindres détails. Jusqu’à savoir combien l’établissement dépense en stylos et en ruban gommé. Ou en balles de golf, pour prendre un autre exemple, non-relié au domaine de la santé celui-là, sauf peut-être la santé mentale.

Bref, je vois là une manière beaucoup plus efficace, transparente et démocratique de fonctionner que la méthode actuelle, et je crois que l’on pourrait être surpris de quelle manière plusieurs de nos problèmes "insolubles" d’aujourd’hui se règleraient de manière plutôt aisée dans un tel système.

Pour ce qui est de la liste de gens mentionnés dans l’invitation, je n’ai que copié-collé cette liste telle que fournie par André Taillon à titre d’exemple, avec citations et clips youtube à l’appui, de ce que pourrait ressembler un appel à un forum de discussion sur cette question. J’avoue que le tout était tellement bien ficelé dans un joli petit paquet cadeau que je l’ai vilement utilisé tel quel sans rajouter quoi que ce soit, outre le message d’appel lui-même.

Cependant, cette liste n’est pas définitive, et se veut inclusive justement par la mention "et beaucoup d’autres". N’oublies pas que mon premier document Démocratie v2.0 parle d’un appel à tous. À ce sens, tu peux te considérer le bienvenu, sauf si ton seul but est de t’objecter systématiquement au projet avec la ferme intention de rester campé sur tes positions. Si tel était le cas, je crois que tes énergies seraient mieux dépensées au sein du PQ. Cependant, je peux très bien comprendre que des personnes puissent être intéressées d’en savoir plus tout en n’en étant pas convaincus, et qu’ils demeurent sur cette opinion à la fin du Forum. Tant que l’intention n’est pas de tuer dans l’oeuf ce projet, je n’ai aucun problème. Je veux ce projet comme étant citoyen, alors je serais mal placé pour vendre ma "salade démocratique" si je commence à exclure des personnes à droite et à gauche pour n’importe quelle raison.

Et merci pour les voeux de bonne chance. Je sais que je vais en avoir besoin. Mais en même temps, j’ai la ferme conviction qu’il est possible de préparer ce nouveau projet d’État Québécois en bonne et due forme et de le présenter à la population dans ses moindres détails ou presque, afin qu’il puisse se prononcer directement pour cette option à travers un véhicule politique qui reste à définir d’ici les prochaines élections, et même de rallier une majorité de votes sur la question. Même si c’est pas gagné d’avance.

Bien heureux que vous m’ayez ouvert cette porte pour présenter des exemples concrets de ce que pourrait être cette forme de démocratie telle que je la conçois.

Au plaisir.

Adam Richard

mercredi 2 février 2011

LE FORUM DU PRINTEMPS QUÉBÉCOIS - DÉMOCRATIE v2.0

Le Québec du Peuple, par le Peuple
LE FORUM DU PRINTEMPS QUÉBÉCOIS - DÉMOCRATIE v2.0
Appel à définir le nouveau projet de société de l’indépendance du Québec 


Date : À déterminer, si possible en mars ou en avril 2011
Lieu : À déterminer

Contact pour information, inscription, confirmation : particitoyenqc[a]gmail.com

Personnes invitées : Richard Le HIR, Michel Laurence, Luc Archambault, Bernard Frappier, Robert Laplante, Patrick Bourgeois ,Daniel Breton,Jacques Noël, Réjean Labrie, Marius Morin, Oscar Fortin, René Marcel Sauvé, Jean-Jacques Nantel, Adam Richard ,Patrick Herbelin, Luc Picard, Raoul Duguay, Roy Dupuis, Paul Piché, Andrée Ferretti, André Gignac, Jean-Pierre Plourde, Lise Pelletier, Caroline Moreno, Nicole Hébert, Maude Levasseur,Paul St-Pierre Plamondon et plusieurs autres.

Thématique Centrale du Forum : Initier une discussion citoyenne avec les forces vives du Québec et libre de toute influence d’un parti politique existant autour du projet d’un Québec souverain par l’entremise d’une réforme démocratique que j’appelle Démocratie v2.0, et que je l’espère saura répondre aux aspirations démocratiques d’une part suffisamment large de la population. Le but est d’en arriver à la rédaction des documents fondateurs de cette nouvelle Nation Québécoise et de rendre ce projet le mieux documenté et crédibilisé et attrayant pour un plus grand nombre d’électeurs possible afin d’avoir un projet clair à présenter et sur lequel aller chercher le plus vaste appui de la population que possible. Une fois le projet définit, il faudra également discuter de considérations purement stratégiques sur comment parvenir à mettre une telle réforme en place en agissant dans le cadre du système politique actuel, tout en tirant des leçons des révolutions Tunisienne et Égyptienne en ce qui a trait au pouvoir de mobilisation des masses qu’offrent aujourd’hui les technologies liées à Internet.

Cette réforme dite Démocratie 2.0 consiste ni plus ni moins, dans ses grandes lignes, d’abolir tout le système politique partisan actuel, et même le concept d’élections cyclique afin d’élire des représentants, ainsi que les concepts de ministres et de députés, afin de le remplacer, à l’aide des technologies de communications et de l’information, par un système où chaque citoyen possède un pouvoir politique égal qu’il peut appliquer librement en ayant la même opportunité que tous les autres citoyens de proposer des projets ou des idées, d’avoir l’opportunité de s’informer sur les différents projets et d’en débattre ouvertement au sein d’un débat public ouvert, et finalement de voter avec force de poids égal à tout les autres votes sur chaque projet qu’il est amené à se prononcer. Une telle organisation de la vie publique peut être compartimentée par sphères locales, régionales et nationales, et par thématiques centrales, afin de garder le tout organisé, gérable et accessible.

Donc, Démocratie v2.0, c’est : 1 personne = 1 vote, sur tout les sujets qui le concerne. L’essence même de la démocratie à sa plus simple expression. Et nous avons la technologie aujourd’hui même pour la réaliser.

Dans le cadre de l’urgence de certains dossiers dans le contexte de la politique québécoise, il pourrait être intéressant de joindre à ce projet de réforme le mandat clair d’appliquer un moratoire immédiat sur le gaz de schiste et d’initier une commission d’enquête sur la corruption au sein de l’appareil gouvernemental.

C’est donc à nous, forces vives et citoyennes du Québec, de s’organiser pour qu’un tel projet unificateur et foncièrement démocratique et nécessaire, puisse se mettre sur pied et même être en mesure de se réaliser pour les prochaines élections provinciales.

Donnons-nous l’alternative politique que nous ne trouvons pas au sein des organisations politiques traditionnelles afin de réaliser nos aspirations citoyennes et légitimes. Et urgentes.

Si nous nous y mettons tous ensemble, nous y arriverons.

Adam Richard
Citoyen Québécois originaire de Gaspé et Citoyen de la planète Terre

Citations Vigilienne et autres

Message assez clair de Pierre Falardeau « Chacun est responsable personnellement. Responsable de tous, responsable de tout »

http://www.vigile.net/L-independance-est-une-lutte-pour

Richard Le HIR « La solution passe donc par une mobilisation générale sans précédent des forces vives, en commençant par le commencement, c’est-à-dire par l’élaboration de ce que serait la Constitution d’un Québec indépendant. Il faut créer un appétit pour l’indépendance. Il faut que tout le monde se mette à en rêver, à se voir dans un Québec indépendant, et à penser qu’on pourrait y être si bien. Il faut que ce mouvement monte de la base et emporte tout sur son passage. Alors, et alors seulement, l’indépendance surviendra. »

Robert Laplante « Le Québec est un fleuve puissant dont toute l’énergie se perd dans le delta marécageux de la rhétorique compensatoire. Il faut renouer avec l’esprit du large. Le Québec est notre pays. Nous le ferons dans la force des vers de Miron, avec le souffle des poèmes de Perrault et avec toute l’audace refoulée dans les siècles de l’hiver. Nous sommes nés pour être libres. Nous ferons le pays. Dans le labeur et l’acharnation. Pour que notre voix porte et que tous les humains de la terre y entendent vibrer les accents du partage et de l’espérance. »

Jacques Noël « Non seulement le Québec est loin d’être pauvre, non seulement le Québec se tire incroyablement bien de la crise mondiale, mais l’avenir n’a jamais été aussi brillant. Si seulement on peut apprendre à exploiter nos ressources naturelles, ramasser tous nos impôts dans le même pot, centrer sur nos besoins, et regarder vers demain, avec de gros projets collectifs »

Denis Julien « Elle arrive la nécessaire convergence ! L’Union du peuple pour l’indépendance Nationale. »
Réjean Labrie « Pour que les Québécois soient forts et unis, il importe de renforcer le sentiment d’identité nationale, qui à son tour décuple le désir de posséder un pays à notre image et qui reflétera qui nous sommes. »

Marius Morin « Une fois de plus, les élus, quelque soit leur allégeance, n’écoutent pas le peuple. Ces antidémocrates préfèrent danser et chanter comme la Cigale »
Oscar Fortin « Que nos dirigeants politiques réalisent que la force des peuples conscients aura raison des opportunistes et des profiteurs jusqu’à maintenant protéger par les fonctions officielles. »
René Marcel Sauvé « Plus le peuple Québécois sera discipliné non pas conditionné ni formaté mais discipliné, et capables de faire face à des situations extrêmes, plus il lui sera possible d’accéder à l’indépendance sans risque d’intervention armée. »

Jean-Jacques Nantel « on peut dire que la marche vers l’indépendance du Québec se continuera jusqu’à sa conclusion finale pour des raisons purement économiques. Elle sera rentable parce qu’elle mettra un terme aux immenses gaspillages d’énergie qui handicapent présentement notre économie. Les vols du Canada anglais vont prendre fin tout comme les querelles Québec-Ottawa, celles entre anglophones et francophones et celles, épuisantes, entre francophones fédéralistes et souverainistes. Les autochtones, les immigrants de même que nos capitalistes et nos élites les plus mesquines vont enfin arrêter de nuire pour travailler à l’unisson au développement maximal de notre richesse commune. »

Patrick Bourgeois http://www.youtube.com/watch?v=pVOnqY1ndDA&feature=player_embedded
Michel Laurence http://www.vigile.net/Manifeste-pour-un-Quebec-fier
Luc Archambault http://www.jesignequebec.com/index.php
Patrick Herbelin http://www.quebecrenouveau.qc.ca/dossiers.asp
Geneviève Morand http://www.repere.tv/?p=9205
Paul St-Pierre Plamondon http://www.generationdidees.ca/
Daniel Breton http://www.mcn21.org/
Continuons le combat pour la liberté

Une initiative née d’une discussion entre Adam Richard et André Taillon suite à la publication de http://www.vigile.net/Democratie-v2-0

Adam Richard particitoyenqc[a]gmail.com

Démocratie v2.0 : Addendum

Suite à quelques discussions plutôt vives sur Facebook avec ce projet, j'aimerais rajouter les précisions suivantes :

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Ne pas trop s’attarder sur les mots "nouveau parti politique" pour le moment. J’ai eu une discussion avec Adam Lord hier qui a fait des flammèches, et je la regrette un peu, et j’aimerais les éviter pour l’instant pour ne pas empêcher l’évolution d’un débat constructif sur la question sans s’enfarger trop tôt les pieds dans les fleurs du tapis sur de simples détails de considérations stratégiques.

Pour le moment, voir les mots "nouveau parti politique" comme étant "nouveau" = "nouveau projet de société" et "parti politique" comme étant "véhicule politique pour accéder au pouvoir et pouvoir faire changer quelque chose dans le système actuel". Que ce "nouveau parti" soit un tout nouveau parti, une coalition ou une fusion des partis existants n’est pas le coeur de la question pour le moment.

Ce que je propose, c’est de redéfinir le projet d’accession à l’indépendance politique du Québec par l’entremise de la souveraineté du Peuple, c’est d’associer ce projet de souveraineté à une réforme en bonne et due forme du système politique en entier, et en instaurant la forme de démocratie qui soit la meilleure possible.

Le système que je propose donc consiste à abolir les partis politiques, les députés, les ministres et le système électoral partisan aux 4 ans actuel et de remplacer tout ça, avec l’aide des technologies de communications et de l’information qui existe aujourd’hui même et que nous utilisons déjà tous les jours, par un système politique où chaque citoyen à la chance de soumettre une proposition, de participer au débat public, et de voter sur chaque proposition qui le concerne, en compartimentant chaque proposition dans des sphères locales, régionales et nationales et par thème principal, afin que le tout soit gérable et accessible.

Donc, au lieu de 1 personne = 1 vote tout les 4 ans pour un représentant en qui l’on cède notre pouvoir politique pour toute la durée de son mandat, sans aucun pouvoir de révocation et sans aucune garantie que ce pouvoir politique ne s’exercera pas contre notre propre intérêt, on passe à un système où on a 1 personne = 1 vote sur tout les sujets qui concernent directement cette personne.

Je ne peux pas imaginer de système plus démocratique que cela.

Tout le reste de la discussion autour de la formation d’un "nouveau parti politique" n’est que question de stratégie à adopter pour les citoyens de se doter d’un tel système politique, si tel désir devait se manifester.

Et un tel projet pourrait devenir l’élément central de l’accession à la souveraineté du Québec, plutôt que la souveraineté en elle-même. Et à mon avis, ceci est apte à faire accepter ce projet pour plus que les 60% actuels, car il serait susceptible non seulement de plaire à la fois aux jeunes et aux vieux (*note, la discussion parlait du clivage politique entre les considérations des Baby-Boomes et celles de la Génération Y ; je suis un X en passant...), mais également aux immigrants et aux premières nations.

Avouez que ça vaut quand même la peine d’y réfléchir et d’en parler, non ?

Il faut pas attendre que ça vire comme en Tunisie et en Égypte avant d’étudier la question ici, non ?

Pour le reste, je tiens seulement que ces discussions se tiennent hors des partis politiques traditionnels afin que ce soit la population elle-même qui se fasse une idée sur la question.

Après, si il y a assez de monde qui désire qu’un tel projet se réalise, il ne suffira que de trouver OU de créer un véhicule politique approprié pour que cela se réalise dans les plus brefs délais.

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Je pourrai rajouter à cela, mais je ne l’avais pas fait pour éviter de le faire dans mon texte original pour éviter qu’il soit encore plus long qu’il ne l’est déjà, rien ne "nous" empêche d’adjoindre à ce projet une gamme de mesures parallèles et immédiates qui prendront effet dès la prise du pouvoir. Je pense à des choses que la population réclame à grands cris présentement, c’est-à-dire un moratoire sur les gaz de schiste et une commission d’enquête sur la corruption au sein de tout l’appareil gouvernemental, car c’est de ça qu’il est question, pas seulement la construction, la nomination des juges ou le financement des partis politiques. Le problème est plus gros que cela, et ça va prendre des moyens à la hauteur du problème pour en venir à bout, et je ne vois pas poindre à l’horizon de la politique actuelle aucune solution qui permettrait rapidement et efficacement venir à bout de cet écueil qui nous mène tous vers le naufrage collectif.

Enfin bref, je trouve qu’il serait bon d’au moins s’en parler et de voir comment collectivement on peut mettre ça en pratique.

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J'aimerais également mentionner que j'ai oublié de mentionner les premières nations dans mes textes originaux, même s'ils étaient dans mes pensées tout ce temps.  Je voulais juste prendre la peine de spécifier que je trouve important que ces communautés se joignent elles-aussi à ce débat.

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Pour suivre la discussion parallèle autour de ce projet sur Vigile.net :
http://www.vigile.net/Democratie-v2-0

mardi 1 février 2011

Démocratie v2.0

Présentation d'une stratégie pour implanter un vrai système démocratique participatif citoyen

J'ai lancé, il y a une semaine, un appel à la formation d'un nouveau parti politique.  J'ai publié mon "manifeste" sur Internet et je l'ai diffusé parmi mes contacts sur Facebook.  Je l'ai également envoyé à divers sites où il est question de politique québécoise et de débats d'idées, tel que Vigile.net, Maitres Chez Nous 21ième siècle, Génération d'idées, pensant ainsi présenter à ces sites un sujet de discussion propice à susciter des débats sur les sujets qui nous tiennent à coeur politiquement.  J'ai également tenté de rejoindre le RRQ par courriel, mais mon courriel a été retourné pour cause de boite de courriel pleines.  Mon article ne fut pas publié sur vigile.net, à ma grande surprise.  Une autre personne m'a rapporté également avoir eu un problème similaire, alors nous avons supposé le problème technique ("glitch" en anglais).  Je n'ai pas eu d'autres échos de la part des autres destinataires non plus, si ce n'est un courriel de Génération d'Idées me spécifiant que bien qu'ils trouvaient ma démarche louable, ils préféraient demeurer "apolitique".  Ceci me fait donc également considérer la possibilité que Vigile.net (d'où je compte vraiment rejoindre l'auditoire avec mes idées) a pu se trouver inconfortable avec le style littéraire "militant" de la missive et l'aspect "partisan" de celui-ci.  Loin de tenir rigueur à ces gens, je vais donc tenter de formuler ma proposition différemment afin de mieux exposer les idées que j'apporte dans le contexte des débats actuels, et de la stratégie que je conçois pour y parvenir.

Commençons donc par le commencement, c'est à dire un survol de la situation actuelle.

Je constate au Québec, malgré l'apathie apparente des masses populaires, des figures émergentes sur la scène du débat public où foisonnent des discours et des idées nettement plus constructives que ce que l'on peut habituellement constater de la part de nos très chers représentants élus.

Malgré certaines divergences politiques concernant surtout le sujet de l'indépendance du Québec et la protection de la langue française, surgit de tous ces débats et idées une certaine tendance unanime envers ce que je qualifierais de "bien commun".  Le meilleur exemple où on peut constater cette tendance unanime (et je dis bien "tendance", pas "unanimité"; "majoritaire" serait peut-être un mot mieux approprié) concerne le dossier des gaz de schiste.  À moins d'y avoir un intérêt financier ou de faire aveuglément confiance aux Libéraux de Jean Charest, il y a une certaine "unanimité" au sein de la population en général contre l'exploitation des gaz de schiste.  Et pourtant, cette option politique ne semble trouver aucun écho au parlement, exception peut-être de Québec Solidaire.  On ne peut que constater que nous avons un sérieux problème avec notre système politique actuel.

Car c'est bien du système politique dont il est question ici; à ce que je sache, le PQ n'a pas vraiment pris position contre les gaz de schiste...  Ils sont plutôt pour, la nomination de Lucien Bouchard appuyé par Bernard Landry démontre bien que les bonzes du PQ ont plus les intérêts des compagnies gazières à coeur que ceux des citoyens du Québec.  Quant à l'ADQ, je n'en parle même pas.

Puisque c'est du système qu'il est question ici, je parlerai de manière plus générale envers le système plutôt que de pointer mes flèches vers le seul parti Libéral en abordant la thématique de la corruption au sein du gouvernement et de l'appareil d'état, même si le gouvernement Charest a atteint de nouveaux sommets dans la matière au Québec.  En effet, même s'il est reconnu comme moins corrompu, le PQ n'est pas entièrement blanc comme neige dans ce domaine.  Le système politique actuel favorise la corruption, et ce par le mécanisme même du financement des partis politiques.  En reprenant l'exemple des gaz de schiste, j'inviterais les partisans convaincus du PQ de méditer quelques instants à ce que pourrait avoir l'air un Québec indépendant sous la gouverne du PQ, et se demander si c'est vraiment cela que l'on veut.

D'une manière plus spécifique, le mouvement souverainiste et indépendantiste, qui n'appuient pas tous le PQ, bien que divisé en surface, foisonne tout de même d'un certains nombres d'idées et de discours des plus éducatifs qu'inspirants.  Surgit d'une manière générale un discours selon lequel le Québec dispose de toutes les ressources et capacité d'assurer son avenir en tant que nation indépendante; que l'indépendance se fera sous l'impulsion du peuple, que nous devrions faire telle ou telle chose concernant le développement économique, énergétique et culturel, y compris la protection de la langue, plutôt que d'adopter les stratégies gouvernementales actuelles; un discours auquel j'adhère entièrement.  Seul ombre au tableau : le système politique actuel ne nous donne aucun moyen d'appliquer des idées tellement bonnes qu'elles coulent presque de source.  Certains pourraient arguer que sous un Québec indépendant, les choses seraient foncièrement différentes, mais tant que nous gardons un système politique constituée d'une "élite" politique et que les corporations ont accès à ce système politique par l'influence des lobbies et du financement des partis, je doute vraiment que les choses auront vraiment changé, outre le fait de n'avoir qu'un seul rapport d'impôts à remplir au lieu de deux.  J'ai beaucoup plus d'ambitions que ça pour mon Québec indépendant; le mien autant que le votre!

Certains pourraient penser qu'une élection de Québec Solidaire pourrait mettre un frein à plusieurs des abus gouvernementaux actuels; moi-même je suis favorable à l'élection de députés membres de ce parti au-dessus de tout les autres.  Oublions le fait que trop de gens croient (à tort?) que QS n'a personne d'intéressant à présenter hormis Amir Khadir.  Le problème avec QS, c'est qu'ils vont continuer à évoluer dans le même système politique, et que même dans le meilleur des scénarios où ils représenteraient les intérêts de la population, demeureraient entièrement incorruptibles et même s'ils feraient l'indépendance du Québec, à la fin de chaque mandat de 4-5 ans, ils seraient sujets à se faire remplacer au pouvoir par un autre parti à l'élection suivante, et là tout le train-train habituel pourrait recommencer de plus belle.

Donc encore une fois on y revient encore  le problème, c'est le système.

Concernant le support à la souveraineté, peu importe si le projet sous-jacent est plutôt flou, il serait présentement aux alentours de 60%.  Cependant, nous savons de manière historique que ce taux d'approbation à plutôt tendance à fluctuer fortement à travers le temps.  Ensuite, il y a toute la question du vote ethnique qui vient fausser les données démographiques.  Bien que j'ai entendu plusieurs témoignages d'immigrants entrées au Québec autour de la période référendaire de 95 dire qu'ils ont voté "Non" à l'époque, mais qu'ils voteraient "Oui" aujourd'hui maintenant qu'ils sont mieux renseignés sur leur terre d'accueil, il en restera toujours un pourcentage de cette cohorte-là qu'il faut réussir à convaincre à joindre leurs voix à notre cause.  Les immigrants de 95 ont eu du temps pour changer d'idée, mais il ne faut pas oublier ceux qui continuent de rentrer, et il ne faut pas écarter la possibilité qu'Ottawa puisse être tentée de nous refaire le même tour lors d'un hypothétique futur référendum.

La question qui se pose est donc triple : comment donner un réel pouvoir et une réelle voix au citoyen dans le système politique et que la volonté citoyenne s'accomplisse; comment éviter la corruptibilité au sein de l'appareil d'état et l'appareil public; comment faire adhérer un plus grand nombre de personnes de toutes tendances à la cause souverainiste et francophone, en sous-question comment faire pour que cette adhésion soit plus forte et plus permanente?

Ne vous-en faites pas, ce n'est pas une question référendaire...

Mais si, plutôt que de représenter un insoluble noeud Gordien, cette triple question (agrémentée d'une sous-question) contenait sa réponse, toute simple, en son sein?  Autrement dit, et si la réponse se trouvait dans la question?  À mon humble avis, c'est bel et bien le cas, tellement ça me saute aux yeux.  Je m'explique.

Regardons le problème sous l'angle de l'accession à l'indépendance du Québec.  Bien que l'idée d'indépendance elle-même est alléchante, et que c'est surtout sur cette vague idée qu'il s'est presque réalisé en 95, les projets d'indépendance sur lesquels la population ont eu la chance de se prononcer jusqu'ici n'étaient ni plus ni moins que des chèques en blanc, un acte de foi quasi-religieuse placé dans la confiance des politiciens de ne pas nous trahir lors de cette accession à l'indépendance.  Nous pouvons constater depuis lors qu'une telle foi aveugle en nos politiciens indépendantistes était peut-être une erreur.  Cela ne m'a pas empêché de voter Oui au référendum de 95, le seul auquel j'ai eu droit de voter dans ma vie, mais mon colocataire de l'époque, bien que se disant souverainiste, avait voté Non sur le principe qu'il n'était pas d'accord avec le principe de signer un chèque en blanc (ces mots sont de lui).  Force m'est d'admettre aujourd'hui qu'il avait peut-être raison, nonobstant le gout amer que ce constat peut laisser dans ma bouche.

L'accession à l'indépendance au concert des nations n'est pas une chose qui arrive à tout les jours.  Nous avons tout intérêt à ne pas s'improviser dans l'aventure, et la meilleure manière d'éviter l'improvisation est de se préparer à l'avance; donc de rédiger à l'avance les documents fondateurs de la nation Québécoise, tels que sa Constitution, son système politique, les questions concernant la monnaie, etc.  Ce n'est pas une fois indépendants qu'il faudra se poser ces questions, et ces choses-là sont trop importantes pour être laissées dans les seules mains des politiciens.

Ce qu'il faut donc faire, c'est de définir à l'avance ce que serait la société d'un Québec indépendant, officiellement francophone, géré par la souveraineté du peuple et tourné vers l'avenir, de façon à ce que ces mots ne se transforment pas en termes creux.  Et tant qu'a vouloir faire la souveraineté, pourquoi ne pas prendre le temps de penser à ce que signifie vraiment l'expression "souveraineté du peuple" dans un monde où le pouvoir (et l'argent) corrompt, ou sinon il est alors souvent plus simple d'assassiner un leader politique ou d'envahir militairement un pays pour en remplacer le gouvernement, afin de voir que tout système basé sur l'élection de représentants à qui le citoyen confère d'exercer le pouvoir politique en son nom est défaillant depuis la conception, ou comme le dise les anglais "flawed by design", ou pour constater à quel point cette "souveraineté du peuple" peu facilement être piétinée sous une botte.

Il faut donc définir un projet de société, et si possible un projet de société le plus désirable possible pour le plus grand nombre de personnes possible.  C'est de ce projet de société que l'indépendance du Québec elle-même tirera son support et son adhésion.  La seule question que chaque citoyen aura à se poser une fois avoir en pris connaissance sera de savoir s'il veut, oui ou non, faire la transition vers un tel projet de société.

Donc, on a tout intérêt à le rendre attrayant, ce projet de société!  Et surtout mieux défini qu'un vague concept d'accession à l'indépendance d'Ottawa.

Laissons maintenant cet aspect de la question de côté pour un instant, et concentrons-nous un peu sur la question de la corruption du pouvoir étatique et de l'appareil d'état.  En cette matière, l'équation est fort simple : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.  J'ajouterai à cela que la solution de cette équation est également fort simple : la solution, c'est la dilution.  en diluant la concentration du pouvoir à son extrême, on se retrouve avec l'ensemble des citoyens possédant un pouvoir politique égal à celui des autres.  Ce qui veut donc dire que la corruption dans ce contexte est extrêmement difficile, voire presque impossible, vu l'incroyable quantité de personnes qu'il faudrait corrompre.  Bien entendu, pour qu'un réel pouvoir politique puisse s'exercer, il se doit d'être accompagné d'un pouvoir économique, mais il s'agit là d'un tout autre débat que je ne désire pas aborder ici pour diverses raison que je vais mentionner plus loin.

Si on prend le problème sous l'angle de comment le citoyen pourrait exercer ce pouvoir afin qu'il ait une réelle signification, et sur comment se prémunir d'un changement non désiré de régime politique provenant d'influences extérieures au peuple Québécois, on se rend compte que la dilution du pouvoir répond également correctement et et de manière optimale à ce problème.  Si, au lieu de voter tout les 4-5 ans pour un représentant en qui on lègue en toute bonne foi le pouvoir d'exercer notre pouvoir politique, on avait un système politique où chaque citoyen avait une opportunité égale de soumettre des idées ou de proposer des projets, une opportunité égale d'accéder au débat public d'une manière constructive et ordonnée, et une opportunité égale de se prononcer sur chaque projet ou idée par l'entremise d'un vote, on règle à la fois le problème de la corruption et le problème de l'accès du citoyen à la participation de la vie politique.  Ainsi, le débat public pourrait retrouver toute sa vivacité en sortant des carcans imposés par les lignes de partis traditionnels, puisque ceux-ci n'auront alors plus de raison d'exister.

Et par le fait même, telle que se le doit une solution digne d'un noeud Gordien, plutôt que de n'être qu'une fin ultime en soi et source de débats interminables, l'indépendance du Québec devient alors une nécessité de facto, qui est à mon humble avis désirable et souhaitable par une majorité de gens de toutes tendances politiques, fédéralistes inclus.  Au pire, ils voudront exporter ce concept dans le ROC afin d'éviter la "séparation", au mieux, ils montreront alors leurs vraies tendances fascisantes, ce qui ne pourra que les marginaliser encore plus face à une population en manque de Démocratie, et en droit de la recevoir.

Une fois un tel système en place, impossible de le "remplacer" comme dans le cas d'un gouvernement traditionnel, car il n'y a plus de tête dirigeante effective.  Au pire, des délégués seront élus à certains postes pour fins de représentation, surtout au niveau international, ou pour des raisons de gestion interne de l'appareil d'état, mais le vrai pouvoir politique décisionnel demeurera entre les mains de toute la population dans son ensemble.  Une telle distribution du pouvoir n'est pas sans rappeler la nature distribuée de l'Internet, qui fut conçu au départ justement pour résister à un attaque nucléaire, rien de moins!  L'armée à finalement réalisé qu'un tel système était impossible à réaliser, car pour détruire Internet lui-même par attaque nucléaire, il suffit de bombarder l'ensemble du territoire américain.  Et c'est ainsi que cette technologie militaire top secret s'est retrouvée dans le domaine de la recherche publique pour devenir ce qu'il est aujourd'hui.  De même, pour détruire ce système politique, il faudra procéder du génocide.

Et le plus beau dans tout ça, c'est que nous avons aujourd'hui toute la technologie nécessaire pour y parvenir.  On serait bien inconscients de s'en priver!  Et quand on y regarde de plus près, on peut constater que c'est déjà ce que nous faisons précisément d'une manière assez considérable, sans que tout cela n'ait encore aucune valeur réelle aux yeux de la loi, ni qu'il ne trouve nécessairement son écho dans le débat public officiel.  Que ce soit le temps que nous passons sur des sites comme Vigile.net à rédiger et lire des articles sur divers sujets politiques ou autres, le temps que nous passons à s'informer nous même au fur et à mesure que l'on se rend compte que le gouvernement nous ment et que l'on tente de nous passer un sapin sent-bon, comme celui à senteur de gaz de schiste par exemple, il faut réaliser que nous effectuons déjà là un débat public et politique nettement plus riche et constructif que celui qui a lieu à l'Assemblée Nationale et à la Chambre des Communes.  Une bonne partie de ce débat se déverse également sur des sites de réseaux sociaux comme Facebook par exemple, où il se retrouve mélangé avec une foule d'autres sujets, et où tout un chacun, même ceux qui n'ont pas d'intérêts particuliers pour la politique, peuvent être "accidentellement" happés par un sujet qui les touche particulièrement, et les amener à s'intéresser un peu plus à la chose politique.  Et il y a ce joli petit bouton libellé "J'aime" que tout un chacun clique allègrement pour montrer leur support le plus basique à tel ou tel item qui parcoure le flots d'informations.  Tout ce qui manque, c'est un petit bouton équivalent libellé "Je n'aime pas", et on aurait un système de votation électronique complet!

Là où je veux en venir, c'est que la pratique d'un tel système démocratique commence déjà à faire partie de nos us et coutumes quotidiennes.  Tout ce qui manque, c'est de rendre ça officiel, et de mettre le système sur pied afin de le lancer une fois pour toutes.  Il faudrait concevoir également une contrepartie papier, car le seul vote électronique pose des problèmes quant à la confiance que l'on peut attribuer à un seul système de votation électronique (à ce sujet je suggère le lecteur de regarder l'excellent documentaire "Hacking Democracy (VOSTF)" sur le site de reopen911.info), mais cela est concevable.  Étant expert en sécurité informatique, je peux attester que la phase de conception d'un tel système est crucial en terme de sécurité et intégrité des résultats, et voir à apprendre des erreurs dans les systèmes présentés dans ce film.   Un tel système politique pourrait s'adjoindre d'un système de journaux, radios et télévisions publiques dédiés exclusivement à la pratique du débat public ou pour fins d'éducation politique, avec un accès ouvert et en compartimentant les sphères locales, régionales et nationales.  Un système de forum compartimentée par sujet et par portée régionale pourrait servir de chambre d'assemblée centrale et virtuelle sur Internet, et il ne faudrait complémenter ces forums d'un système de votation simple et efficace.

Et le plus important, c'est qu'un tel système politique est tellement en discordance fonctionnelle avec le reste de l'appareil d'état canadien que le séparation politique et l'indépendance nationale du Québec face au Canada en devient presque une simple question de constat inévitable d'ordre purement pratico-pratique dans la façon de pratiquer la politique entre les deux système, plutôt que de demeurer dans son éternel (quoique justifié historiquement) clivage franco-anglo, ou dans son sens plus large "séparatisse" vs "collabo fédéraliste".  Une telle évolution du débat sur la question de la souveraineté est apte à y faire adhérer un plus grand nombre de gens, spécialement parmi ceux dans les immigrants qui sont venus ici dans l'espoir vain d'y enfin vivre en démocratie.  Parmi les anglo-québécois, les plus ouverts d'esprits devraient sauter à pieds joints dans un tel projet, tandis que les plus bornés frustreront seuls dans leur coin, ou bien s'en retourneront "chez eux", en Ontario.  On ne peut pas plaire à tout le monde, mais on ne s'empêchera pas d'accomplir notre volonté collective par la seule force de volonté d'une infime minorité non plus.  Dans le système que je propose, ils auront autant droit au chapitre que chacun d'entre nous.  Libre à eux de se prévaloir de ce nouveau droit ou pas.

Après une telle réforme, les citoyens auront libre cours afin d'apporter les changements qu'ils jugeront eux-même nécessaires au reste du système, tout comme de mener des commissions d'enquêtes sur les sujets qu'ils le désirent, libre de toute manipulation démesurée et de la manière la plus démocratique possible par voie de suffrage universel.

Comme je viens de le démontrer, l'instauration d'une telle réforme contribuerait à régler plusieurs problèmes actuels au niveau politique, il définit un projet de société viable et applicable technologiquement, et que j'ose espéré souhaitable et souhaité par une majorité de personnes au Québec, et pas seulement parmi sa frange naturellement souverainiste qui pourrait facilement s'unifier sous une telle redéfinition du projet.  J'ajouterai à cela qu'un tel projet de société est digne de l'exemple que le Québec dit vouloir donner au reste du monde en terme de démocratie en accédant à sa souveraineté.

Ça, c'est pour la théorie.  Maintenant, il faut songer à comment y parvenir en pratique.  Et c'est là qu'il faut se donner une bonne dose de réalisme.  Je parle de tout ceux qui se dise que le système va venir du la population, que l'indépendance se fera par la population, de manière pacifique et démocratique.  Je parle de tout ceux qui disent vouloir faire ce qu'il faut pour accéder à la réalisation de leur rêve d'une Nation québécoise de langue française libre et démocratique.  Je parle surtout du "nous" inclusif, que je n'ai aucun problème à utiliser à profusion parce que je suis prêt à m'investir personnellement à l'élaboration et réalisation d'un tel projet, comparé au "on" qui exclut toujours la personne qui parle, et que j'ai utilisé à quelques reprises dans mon texte de manière pas tout à fait innocente.  Parce que la manière pour y arriver dans le contexte du système actuel est loin d'être sexy et est peu ragoutante : elle consiste simplement à former un nouveau parti politique.

Mais attention : pas un parti politique comme les autres.  Pas un parti politique conçu pour prendre le pouvoir et diriger de manière plus ou moins traditionnelle, pour ensuite participer à la parade cyclique des élections aux 4-5 ans.  Non, le seul et unique but de ce parti politique est de doter les citoyens du Québec du seul véhicule politique qui lui est actuellement disponible afin de pouvoir espérer pouvoir prendre le pouvoir et faire quelque chose avec.  Le but de ce parti est donc de prendre le pouvoir dans le cadre "démocratique" actuel dans le but clairement avoué d'appliquer le mandat sur lequel il aura été élu légitimement et démocratiquement.  Ce mandat aura été clairement définit et communiqué à la population au préalable, de sorte que chacun comprenne qu'un vote pour ce parti est un vote direct pour l'établissement immédiat d'une telle réforme.  Point à la ligne.  Le parti se fera élire sur cette base, ou ne sera pas élu.  Le but de ma démarche n'est pas que créer un autre PQ qui gère à la petite semaine une province de l'état canadien.

Sauf que la rédaction n'est pas une mince tâche, et je ne saurais prendre la responsabilité sur mes épaules seules la rédaction d'un tel document.  Il en va de même pour certaines considérations d'ordre économiques et sociales sur lesquelles je n'ai pas la prétention de posséder la vérité.  Et un parti politique ne peut pas être formé d'une seule personne.  Et c'est ici que vous, cher lecteur, pouvez prendre le taureau pas les cornes et contribuer à concrétiser cette société libre et indépendante que nous disons vouloir.  Il y a dans la communauté indépendantiste (mais pas seulement celle-ci) des gens hautement qualifiés dans divers domaines aussi variés que l'économie, l'histoire, la politique, le développement social, je journalisme, l'ingénierie, l'environnement et les sciences en général, et qui disent ouvertement vouloir un pays et être prêt à faire ce qu'il faut pour.  J'ai besoin...  NOUS avons besoin de la contribution de ces gens.

Je vous rappelle qu'en Tunisie, en Égypte et en Islande, pour ces peuples, "faire ce qu'il faut pour" correspond à prendre la rue et à confronter les forces de l'ordre jusqu'à la chute du pouvoir, et d'ensuite espérer pour le mieux alors que règne la confusion la plus totale, due à la haute improvisation derrière la spontanéité du mouvement populaire.

Ce que je propose ici est plutôt que prendre le clavier, de se former un groupe de travail afin de rédiger ces textes fondateurs de la nation, de propager la littérature électronique existante (comme l'excellente série d'articles "Le mythe du Québec pauvre" de Jacques Noël) ou d'en rédiger de nouveaux si nécessaire, et de former officiellement le parti politique en tant qu'organisation reconnue par le DGEQ.  Après cette première étape, la stratégie sera de diffuser et faire connaitre la plate-forme au plus grand nombre de gens possible et le plus rapidement possible, et par la même occasion de recruter des candidats afin de pouvoir en avoir un dans chaque circonscription du Québec.  Ne disposant pas des même budgets que les autres partis politiques, nous devrons adapter nos stratégies en conséquences : utilisation intensive d'internet, bouche-à-oreille, campagne d'affichage citoyennes, répliquer aux campagnes de dénigrement de l'establishment par la bouche de nos crayons (pour paraphraser Frontenac), etc.

Et pour que ça arrive, ça va prendre des volontaires.

Moi, j'ai fait ma part déjà en lançant le bal la semaine dernière, de façon peut-être un peu maladroite certes, mais dans le plus pur élan citoyen et "apolitique" que la pétition pour la démission de Jean Charest lancée il y a quelques mois par Steve Brosseau, ou de la manifestation qui a failli s'en suivre par la suite.  Tout aussi louables furent les efforts de M. Brosseau, et malgré le fait que je fut déçu par le changement de date puis l'annulation de la manifestation anti-Charest, il faut être réaliste et admettre que les pétitions et les manifestations n'ont aucun pouvoir dans notre système.  À moins que la manifestation soit vraiment massive, mais on est pas encore rendu là au Québec.  On dort trop aux gaz... de schiste, probablement.

J'espère avoir mieux présenté mon projet de nouveau parti politique, et surtout mieux expliqué pourquoi j'en suis venu à la conclusion qu'il fallait créer "autre" parti politique.  J'espère également avoir suscité en vous matière à réflexion et de vous amener à un auto-examen de ce que vous pouvez RÉELLEMENT faire pour l'obtention d'un vrai Québec souverain tourné vers l'avenir mais ancré dans ses traditions et sa culture.  Et finalement j'espère en avoir convaincu suffisamment d'entre vous de vous joindre à ma cause et d'ainsi démarrer ce petit train qui pourrait un jour très récent être une locomotive qui ira loin, très loin.

Mon échéancier : les prochaines élections provinciales.

Pour paraphraser Jean Charest : Il faudra être prêts.

Mais si nous pouvons apprendre une chose des leçons que nous donnent la Tunisie, l'Égypte et l'Islande, c'est que justement une campagne populaire lancée par la population elle-même peut se répandre comme une trainée de poudre sur Internet, et rendre possible ce qui était impossible encore il y a seulement quelques semaines de cela.

Nous, nous avons presque 2 ans pour réaliser ce projet.  À condition de s'y mettre dès maintenant.

À vous, citoyens et forces vives du Québec, d'y voir.

Adam Richard
Citoyen du Québec

mercredi 26 janvier 2011

Appel à la formation d'un nouveau projet de société : Démocratie v2.0

Le Parti Citoyen du Québec - PCQ
DÉMOCRATIE v2.0

PCQ - ParCe Que...

ParCe Que nous n'avons plus confiance dans le système de politique partisane actuel...

ParCe Que nous en avons assez d'un système politique corruptible et corrompu...

ParCe Que nous en avons assez de voir nos droits, libertés et intérêts être constamment bafoués au profit d'une minorité fortunée...

ParCe Que nous avons droit à un système politique dans lequel le trafic d'influence et l'abus de pouvoir ne devrait pas avoir place...

ParCe Que nous méritons de nous munir d'une Démocratie digne de ce nom et avons aujourd'hui les moyens technologiques de le faire...

ParCe Que le système de représentativité électorale actuel a maintes fois démontré ses limites et lacunes...

ParCe Que le système de représentativité électorale actuel est de moins en moins légitime, comme le démontre la baisse du taux de participation aux élections...

ParCe Que nous nous souvenons...

ParCe Que c'est dans l'intérêt de TOUS!

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Appel aux forces vives citoyennes et indépendantistes du Québec pour la formation d'un nouveau parti politique et l'ébauche d'un programme politique, assorti d'une constitution nationale pour le Québec spécifiant que sa seule langue officielle est le Français; et d'une réforme en profondeur du système politique, ce qui rend nécessaire l'indépendance nationale comme outil d'application de cette réforme; et dont le but avoué et ultime est de remettre le pouvoir directement entre les mains de la population du Québec.

La Démocratie du Peuple, Pour le Peuple, Par le Peuple.

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La raison d'être du Parti Citoyen du Québec : De se donner à Nous, Citoyens du Québec, le cadre légal dans le système électoral actuel de prendre le pouvoir en tant que parti politique, et d'ensuite appliquer le mandat clair avec échéancier sur lequel nous aurons été élu.  Ce mandat consistera dans les grandes lignes à une réforme en profondeur du système politique en mettant un terme au système d'élections représentatives cycliques actuel pour le remplacer par un système de Démocratie Participative Directe, dans lequel le Citoyen est partie prenante des débats et décisions politiques le concernant.  Pour y arriver, l'utilisation des technologies de communication et d'informations, telles que la radio publique, la télévision publique et l'Internet, utilisé spécifiquement à ces fins, seront mis en place à l'intérieur de ce mandat afin de favoriser l'accès au débat public et au vote direct.

À la fin de l'exécution de son mandat, c'est-à-dire une fois la réforme effectuée, le Parti Citoyen du Québec n'aura plus de cadre légal justifiant son existence, ce qui sera également le cas des autres partis politiques, et mettra donc fin à son existence officielle en tant que parti et remettra officiellement le Pouvoir directement dans les mains du Peuple du Québec pour la poursuite de son Histoire et que ses Citoyens puissent accomplir leur Destinée Collective libre de toute entrave extérieure ou d'influence de groupe d'intérêts privés allant à l'encontre du Bien Commun.

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ParCe Que la concentration de pouvoir favorise la corruption; la solution est donc de diluer le Pouvoir le plus possible...  En le remettant dans les mains de TOUS les Citoyens!

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Je ne suis qu'un seul citoyen.  J'ai des idées bien arrêtées et bien définies sur ce que je veux comme système politique démocratique digne de ce nom, digne de ce que nous sommes capable de mettre en place dès aujourd'hui grâce aux technologies modernes dont nous disposons.  Et surtout parce que je n'en peux plus de cette mascarade politique qui nous sert de gouvernement et qui présentement nous mène à notre perte collective plus vite que jamais.

Cependant, je ne suis qu'une seule personne.

Je ne peux mettre sur pied un tel parti politique et définir à moi seul ce que serait le programme de ce parti dans ses moindres détails.  Et surtout, je n'ai pas la  prétention détenir à moi seul LA vérité de ce qui est Bon pour le Peuple.

Et c'est pourquoi j'en viens aujourd'hui à faire ce premier appel aux forces vives citoyennes du Québec, à tous ces Pierre Bourgault et Pierre Falardeau en devenir du Québec, ceux qui ont des convictions, des compétences et du leadership ainsi que le sens du Bien Commun et de la République Moderne, afin de constituer les bases de ce parti politique, de le concrétiser, d'en définir ses lignes directrices, son programme , son mandat, sa réforme démocratique, son échéancier, etc., et ce afin d'avoir le plus rapidement possible une alternative politique solide et crédible en mesure de faire face au dénigrement que ce parti est sujet à faire face de la part de l'establishment politique actuel.  J'ai personnellement des compétences en sécurité de l'information, ce qui peut être assez important dans le cadre de la mise sur pied d'un système de vote électronique dont il faut être sûr de l'intégrité du résultat.  En fait, le processus de vote pourrait n'être qu'assisté électroniquement, mais se devrait de toujours conserver une contrepartie sur papier qui permet de vérifier les votes de manière incontestable.  Ceci n'est un exemple de technicalité dans lequel je me sens compétent pour débattre et contribuer à la définition de cet aspect plus technologique de cette réforme, mais il y a au Québec des gens motivés et renseignés avec des compétences dans des champs tout aussi divers que nécessaire à la contribution comme l'économie, le droit, le journalisme, la santé, l'éducation, la culture, la politique et la constitutionnalité, l'histoire, le développement social, l'ingénierie, l'environnement, etc...

Et c'est là que VOUS pouvez entrer dans le jeu et contribuer à ce projet qui est devenu plus que nécessaire à mettre sur pied.  Pour ce faire, prenez contact avec moi par l'adresse courriel présenté à la signature de ce message, et nous pourrons ensuite commencer à élaborer la mise sur pied de ce nouveau parti.

Dans un deuxième temps, il faudra proposer cette option au plus grand nombre de personnes possibles, faire connaitre nos propositions et notre plan politique, et d'élargir nos rangs, de faire la promotion de notre projet et de faire tout en notre pouvoir pour prendre légitimement et légalement le pouvoir dans le contexte du système politique actuel dans le cadre des prochaines élections provinciales.

Cela peut sembler un peu serré comme échéancier, mais si nous devons tirer une leçon de Démocratie provenant du Peuple, nous n'avons qu'à regarder ce qui se passe en Tunisie pour nous convaincre qu'il est possible pour la base citoyenne de rapidement renverser la situation en sa faveur.  Ce que je propose ici, c'est un outil démocratique fonctionnel dans le cadre du système politique actuel afin de parvenir au même but légitimement et pacifiquement, plutôt que dans la violence de la révolte, qui ne pourra que survenir un jour ou l'autre de toute façon si le Peuple se trouve constamment abusé par une soit-disant élite politique et économique.

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ParCe Que nous "avons les gouvernements et politiciens que nous méritons" et que l'on mérite mieux que ce que nous avons présentement.


Et surtout...

ParCe Que nous pouvons le faire!


Adam Richard, Citoyen du Québec
particitoyenqc@gmail.com